La première nuit passée dans cette chambre a été AFFREUSE. Il n'y a pas d'autres mots ; il nous a été impossible dormir...
Comme l'avait mentionné le "Guide Du Routard", les chambres sont convenables mais celles côté plage sont très bruyantes à cause de l'avenue. Et bien je ne pensais pas que ça allait être à ce point là. En effet, notre fenêtre donne sur la route principale, où les voitures passent à toutes blindes, n'hésitant pas à klaxoner de temps à autre. La vue est peut-être imprenable sur la mer et sa barrière de corail, mais l'isolation des murs et des fenêtres restent à revoir. Et les boules-caisse n'y font rien.
C'est donc avec une grosse fatigue que nous commençons cette journée à Hurghada.
Vue sur la plage à partir de notre 1ère chambre
La première chose que nous avons donc faite, est de demander à changer de chambre sur le champs !
Nous obtenons la même mais situé de l'autre côté, dans un endroit beaucoup plus calme.
Dans la journée...
Nous avons passé la journée à la plage.
Nous avions hâte d'y être, de pouvoir enfiler les maillots, de mettre les pieds dans le sable chaud, et surtout de pouvoir se baigner dans la Mer Rouge. Et puis il serait bête de revenir sur Paris sans avoir pris quelques couleurs, histoire de faire rager les collègues :) Alors c'est le moment de se faire griller la pilule. J'ai tout prévu la crème 30° et même 50° en cas de coups durs.
A Hurghada, toutes les plages sont payantes. Qu'elles soient privées ou publiques, il faut donner un peu d'argent pour entrer, ainsi que pour la location des chaises longues et parasol.
Au cours de notre semaine à Hurghada nous avons testé plusieurs plages, et ce n'est pas parce qu'une plage est privée, qu'elle est forcément mieux. Quand je parle de plage privée, c'est à dire qu'elles appartiennent à l'hôtel qui fait face. Il est donc possible de venir en profiter même si nous ne séjournons pas dans l'hôtel.
Celle que nous préférons est la petite plage publique situé à une centaine de mètre de l'hôtel :
El Sawaky Beach
L'entrée est de 24 LE pour 2 personnes. (soit 3 euros pour deux).
Le prix de la petite bouteille d'eau est de 3 LE (0,37 euros) ce qui est le prix d'une grande au Caire ou à Louxor.
Prix de la chicha à la pomme : 7 LE (0,88 euros). Hummm sympa la chicha, ça laisse un bon goût dans la bouche, mais je suis pas un fanatique non plus. Je prends pas spécialement de plaisir à en fumer une.
Ce qui est bien c'est que vous pouvez manger sur place en commandant le repas désiré à l'aide d'une carte où les prix sont indiqués. Pour ce premier repas, j'ai testé un sandwich classique au poulet.
Au cours de cette journée, nous faisons la rencontre de Mohamed 34 ans, un personnage important dans mes histoires, que nous verrons très souvent par la suite. C'est un jeune homme très sympatique qui travaille sur la plage et qui a un local pour faire des massages et autres soins désirés.
Nous avons passés beaucoup de temps avec lui à discuter et à rigoler. Les journées sont assez calmes pour lui car il y a très peu de touriste donc pas beaucoup de travail.
Il nous présentera à deux francaises d'une quarantaine d'année. Ce sont les premiers francais que nous rencontrons en Egypte. Cette retraitée habitant depuis 7 ans à Hurghada nous sera de bons conseils.
"En mode Zeeennnnnnnnn"
Ce 10ème jour est celui où nous commençons vraiment à "profiter" ; c'est à dire à rester et se relaxer au soleil, sans rien prévoir, juste se pavaner et bronzer, roupiller, et se baigner dans la mer.
Nous relachons les tensions accumulées par les péripéties accumulées au Caire et à Louxor.
Ici, l'eau est transparente et je pense que c'est l'une des seules plages où vous pouvez admirer la barrière de corail d'aussi près. Je n'ai jamais vu une plage constituée de cette façon. Ce coin est vraiment propice au snorckling. Et dangereux pour la baignade...
Pour ceux qui veulent juste se baigner ce n'est pas le top car l'eau vous arrive à la taille seulement. Pour aller en profondeur il faut traverser la barrière de corail à la nage. Impossible de marcher, sous peine de marcher sur les rochers, les oursins pouvant faire 60 cm de diamètres avec de longs pics. C'est très dangereux. Mohamed nous a d'ailleurs conseillé de garder nos tongs.
Bien entendu, j'avais prévu de ramener mon masque et mon tuba afin d'explorer les fonds marins, que ce soit en snorckling ou en plongée sous marine. J'ai pu initier Aurélie au snorckling. Nous avons vu des choses tellement magnifiques et impossible à retranscrire ici. Des poissons tropicaux de toutes les couleurs, des petits, des gros, des zébrés, des rectangles (oui ! oui ! j'en ai vu en forme de rectangle...c'est pas la première fois d'ailleurs), des oursins immenses aux aiguilles noires, des coraux bleus, verts, jaunes, rouges, des mureignes et j'ai même croisé un serpent de mer tâcheté comme les panthères. Il faisait un mètre de long et comme je ne savais pas s'il était dangereux, je n'ai pas osé m'approcher et n'ai pas essayé de le titiller .
A un moment Mohamed nous voyant galérer, est venu jusqu'à nous en pédalo afin de nous aider à aller plus loin sur le rivage. Ce qui nous a évité de nager en évitant les évitant les rochers et les coraux.
Quelques illustrations pour bien comprendre. Les photos ne sont pas de moi mais j'ai fais des recherches sur la faune et flore d'Hurghada en essayant de trouver les photos les plus authentiques possibles :
Comme je l'expliquai, très peu d'espace pour nager. Obligé de passer au dessus de la barrière de corail en snorckling afin d'aller dans les profondeurs. C'est très loin, mais je l'ai fais.
C'est dans cette barrière que vous admirez la richesse des fonds sous marins, voici ce que nous avons pu voir :
Des mollusques et coraux :
Des coraux aux formes et couleurs différentes
Une mureigne parmi tant d'autres
Différents poissons dont je ne connais pas le nom :
Les fameux coraux aux aiguilles noires (il y en a énormément et de toutes les tailles)
Et le serpent de mer tâcheté
J'aurai pu prendre exactement les mêmes photos si j'avais été équipé. Malheureusement je n'ai toujours pas investi dans un appareil pouvant aller sous l'eau. Ca coûte cher, mais c'est mon rêve d'en avoir un.
Mohamed a tenu à faire du snorckling avec moi dans l'après-midi. "Cool !" , car Aurélie préfère la bronzette.
Nous sommes restés une petite heure dans l'eau à observer ce monde aquatique paradisiaque. Dans les profondeurs, nous croisons un ami à lui pêchant des poissons tropicaux à la nage, à l'aide d'un petit filet. C'est pour les revendre ; il servent parfois à la décoration dans les aquariums des restaurants.
A un moment où nous n'avions plus pied, je vois Mohamed frigorifié, la chair de poule sur les bras. Je l'observe attentivement car je trouve son comportement assez bizarre. Il parait fatigué. Durant mes cours de plongée on m'a toujours appris à faire attention à son coéquipier, c'est donc dans un pur réflex que je fais attention à lui et j'ai bien fais d'ouvrir l'oeil ! Je le vois soudainement entrain de se débattre dans l'eau, il boit la tasse à plusieurs reprises et n'arrive plus à nager pour avoir la tête hors de l'eau. Je comprends qu'il est entrain de s'épuiser, pris de panique, presque au bord de la noyade. J'arrive au bon moment pour l'attrapper et le laisser se reposer sur moi, de façon à ce qu'il reprenne son souffle et qu'il se calme. Pas facile dans l'eau mais j'ai été efficace.
Après avoir repris son sang froid, il me demande de repartir sur la palge, car trop fatigué pour continuer.
C'était moins une.
[...]
Mohamed à Aurélie : - "Your friend save my life..."
Lol.. heuu... tu n'allais pas mourrir non plus :)
Quand même une petite fierté. J'ai sauvé un egyptien de la noyade lol. Allez Hoooop j'veux un backchich !!! lol
Dans la soirée...
Ce soir nous avons RDV avec Mohamed à 20h. Le but de ce rendez-vous est qu'il a des prix intéressants à nous proposer pour faire du snockling en pleine mer. C'est à dire 15 euros par personne pour la journée passée sur un bateau avec snorckling à volonté.
Le hic de cette soirée c'est que ça ne va pas du tout se dérouler comme on l'aurait imaginé.
Tout d'abord, le club de plongée n'est pas à côté. Chose qui m'embête beaucoup car nous sommes obligés de prendre un taxi pour aller jusqu'à la Marina du quartier de Seqqalah (10 minutes environ). Si j'avais su j'aurai pas venu... Ca, C'est la première chose.
Seconde chose, nous arrivons à la Marina, où Mohamed nous emmène dans un bistro qui est selon ses dire : le repère des capitaines des bateaux de plongée. Et c'est à l'un d'entre eux que l'on doit parler pour obtenir un bon prix. Nous nous asseyons et faisons la rencontre de ce capitaine, je comprends alors que rien ne va être officiel et que nous resterons ici dans ce bar, sans aller dans aucun club. Mohamed nous explique. Le deal est de payer maintenant et de se donner RDV demain matin. Le problème c'est que ce plan n'a rien d'officiel, que nous n'avons aucun ticket en retour, juste une "promesse" qu'on viendra nous chercher à l'hôtel à 8 heures précises.
Bien entendu, comme dans les autres clubs, tout est compris dans le prix : le matériel, les boissons, le repas du midi, le transport, etc...
Le problème c'est que de part mon expérience de ce voyage, je sais que les égyptiens sont tous des filous. Rien ne me dis qu'ils essaient pas de nous mettre une carotte de 30 euros.
Ce capitaine je ne le connais pas.
Mohamed j'ai fais sa connaissance aujourd'hui. Qui me prouve qu'il travaille officiellement sur cette plage ? ...Et qu'il n'a pas cessé d'être gentil à longueur de journée dans le but de me mettre en confiance ? Alors vous, lecteurs, peut-être que vous vous dites que je psychotte et que je suis bien trop méfiant. Mais peut-être avez vous oublier l'histoire du mec sympa au Caire qui voulait m'arnaquer avec son sandwich, ou encore le conducteur de calèche qui nous a limite raquetté de 200 LE ?
Bref, ma vie personnelle m'a appris à ne pas donner ma confiance à n'importe qui. C'est pourquoi je lui explique mon refus de payer.
Voyant mon entêtement, il me propose de ne payer que 20 euros maintenant, et les 10 euros restant demain, avant de monter à bord du bateau.
J'explique tant bien que mal et dans un anglais pourri, que je ne compte pas donner le moindre centime à des gens que je connais pas sans avoir une assurance derrière. Je reste ferme sur ce point.
Je vois bien que mon refus n'a pas l'air de convenir, et je suis méfiant. Mais si j'étais un escroc, ça serait le coup parfait pour voler 30 euros facilement à des touristes.
Et dire que pour le même prix j'aurai pu trouver un club officiel à proximité de l'hôtel. Je ne sais même pas pourquoi je me suis mis dans ce pétrin.
Me voyant ferme, il me propose alors de payer juste avant de monter sur le bateau. Chose que nous accepterons, comme ça nous verrons au moment venu...
Nous disons au revoir au capitaine et partons avec Mohamed qui nous fait une visite du quartier de la marina.
Nous partons notamment du côté de Sheraton Street, quartier très animé et touristique, qui n'a rien avoir avec ce que nous avons pu voir au Caire et à Louxor. Les rues sont illuminées et entourées d'hôtels toujours plus luxueux les uns que les autres. Hurghada est très fréquenté par la population russe.
Ce que je ne comprends pas, c'est que Mohamed nous promène dans les rues, en marchant 10 mètres devant nous, il ne nous parle pas et nous le suivons comme si c'était un guide. Nous n'avons même pas le temps de nous arrêter ou de rentrer dans les magasins et cela commence à m'énerver. A quoi ça rime ? Pourquoi nous trimballer ainsi ? Attend t'il de l'argent en retour ? J'ai l'impression d'être un petit chien à qui on fait le tour de la ville. La situation m'exaspère et je ne veux pas être redevable de quelque chose. Je n'ai rien demandé.
Je décide de m'arrêter et d'aller faire quelques courses dans un super marché.
Plus tard, en sortant, j'informe Mohamed que nous voulons rentrer à l'hôtel.
Cette fois ci pas de taxi, nous voyagerons en minibus.
Avant de se quitter, il tient à nous montrer l'hôtel dont il nous avait parler à la plage. Cet hôtel est proche du notre et vient d'ouvrir. Comme il nous l'avai indiqué, ce sont des petits studios avec cuisine, très propres. Tout est neuf on voit même encore quelques endroits en travaux.
Mohamed nous avait expliqué que l'on pouvait avoir un studio pour un prix moins cher qu'au Saint Valentino Hôtel. C'est à dire pour 100 LE environ. Alors forcément que ça nous intéresse ! Effectivement il n'avait pas menti sur le faite que ce soit propre, grand, neuf, et très mignon. Il y a même un balcon donnant sur la plage.
Nous sommes donc très intéressés pour qu'il aille voir le gérant et négocier les prix pour nous. Sauf que... il part dans des explications confuses avec lui et les mecs sont entrain de s'engueuler. Je décide de m'éclipser...
J'ai compris que le gérant n'avait aucune envie de faire ces prix à des touristes. Ils viennent d'ouvrir et ne comptent pas louer leurs chambres à 100 LE (ça m'aurait étonné aussi...). Les prix sont plutôt aux alentours de 350 LE...
Mohamed s'excuse de nous avoir fait une fausse joie. Décidément, ses plans puent l'caca.....
Nous nous disons au revoir devant notre hôtel, je le remercie pour son hospitalité et lui tends de la monnaie pour payer le mini buis et le taxi à l'aller. Bizarrement, il me dit que ce n'est pas la peine et que je dois apprendre à lui faire confiance, qu'il ne veut pas mon argent, que je suis beaucoup trop méfiant,...
Il nous propose d'aller dans sa famille pour nous présenter à ses neveux et nièces. Mais nous sommes fatigués et préférons rentrés, et ne voulons pas non plus nouer trop d'amitié pour le moment.
Il me prends à part et me propose un joint déjà roulé. Il me dit que c'est cadeau. Je refuse, lui ayant déjà expliqué que j'avais arrêté de fumer ces cochonneries...
Nous nous quittons et souhaitons bonne nuit de cette manière, sous les yeux du gérant de l'hotel.
Le gérant me demande qui est ce type... Je lui explique alors toutes nos péripéties avec Mohamed. Il trouve que nos histoires et ce personnage sont louches et nous conseille de nous méfier. Nous sommes là pour passer de bonnes vacances et n'ont pas pour perdre du temps dans des histoires risquées et sans intérêt.
Je crois que nous devons suivre ces conseils afin d'arrêter de nous prendre la tête.
Reste à expliquer à Mohamed que nous ne voulons plus passer par lui pour le snorckling.
Ce soir, nous donnons notre linge à laver, pour la somme de 50 LE pour 2 (6,30 euros).
J'ai choppé de gros coups de soleil, mon dos est rouge écarlate !!!
Et la bonne surprise en entrant dans notre nouvelle chambre, devinez quoi ???
Y'a des grosses blattes :)